Voyages

Voyage au Canada, à l’autre bout du monde

Il est de ces moments dans la vie où l’envie d’ailleurs se fait ressentir. Mettre les voiles, partir à la découverte de contrées lointaines devient soudainement urgent.

J’ai la chance de pouvoir partir régulièrement à l’étranger. Car il faut savoir que si je ne mets pas un océan entre ma maison et mon voyage ça ne compte pas 😉 (même si on peut bien entendu être dépaysée à la porte de chez soi).

Au mois de mai, mon amoureux et moi sommes partis à la rencontre du Canada, le temps d’un road trip… un véritable coup de foudre.

14 jours, 2800 kilomètres, 2 provinces (Ontario et Quebec) : un rien du tout à l’échelle de ce pays.

Ce voyage a nécessité tout de même une petite préparation. Le concept du voyage clé en main/tour opérator n’étant pas quelque chose qui me convient, nous avons longuement cherché l’itinéraire le plus adapté. 14 jours mine de rien c’est pas très long surtout si tous les soirs on dort dans une nouvelle ville. Au final, c’est ce qu’il y a de plus excitant : bouger, faire de belles rencontres, voir des paysages à couper le souffle.

Après avoir compulsé divers itinéraires possibles en nous inspirant de l’excellent site Autentik Canada, nous avons opté pour ce trajet. En route !

Jour 1 : Paris-Toronto
L’arrivée à Toronto se fait en début d’après-midi. Après avoir récupéré la voiture de location, nous filons en direction du centre-ville. Au fur et à mesure que nous nous approchons de Toronto se dessine la skyline avec la célèbre CN Tower. Cette tour de communication érigée dans les 70’s. Pourquoi ne pas la visiter ? Grosse erreur…. et grande déception. La terrasse panoramique n’est pas accessible à 360° car un restaurant en occupe une partie. Au final, c’est un tour en ascenseur à 35$ par personne.

Le plancher de verre à 355 mètres du sol
Le plancher de verre à 355 mètres du sol
CN-Tower-Toronto
La CN Tower de Toronto

Jour 2 :  Toronto-Niagara Falls (Trajet 1h20)

Chutes du Niagara
Chutes du Niagara

Spot ultra touristique, les chutes du Niagara se situent à la fois sur le territoire américain et canadien. Pour y accéder, on traverse une avenue très kitsh où des stands de glaces, crèpes et bonbons se succèdent. Ça sent le caramel, le beignet et le chocolat. La Falls avenue pourrait très bien être rebaptisée Fat avenue. La compagnie Hornblower assure le trajet jusqu’aux chutes du Niagara. Cela vaut le coup de le faire une fois dans sa vie. On se retrouve trempé comme une soupe, assourdi par le bruit de l’eau.

Jour 3 : Niagara Falls- Comté de Prince Edwards (Trajet 3h15)
Cette journée fut terriblement longue car nous ignorions que ce week-end ci, il s’agissait d’un week-end prolongé. La route était bondée… 7h de trajet en tout ! Heureusement que notre hébergement était confortable pour une nuit de sommeil bien réparatrice.

Jour 4 : Comté de Prince Edwards-Gananoque (Trajet 1h30)
A Gananoque, il est possible de prendre un bateau pour visiter ce que l’on appelle les Thousand Islands. Comme son nom l’indique, il s’agit d’îles parsemées sur le lac Ontario. Toutes ont une grandeur différente mais la plupart du temps, il n’y a de la place que pour une maison – un cabanon- où on imagine bien nos amis Canadiens (ou Américains, car le lac Ontario est également sur ce territoire) se retrouver le week-end en famille et entre amis.

Thousand Islands à Gananoque - Ontario
Thousand Islands à Gananoque – Ontario

Jour 5  : Gananoque-Ottawa (Trajet 1h40)
Belle surprise quant à Ottawa. Quand on voyage, on se fait souvent une idée d’un lieu avant de le découvrir. Ce fut le cas pour Ottawa, qui est la capitale administrative. Je m’attendais à une ville sans trop de personnalité mais je fus agréablement surprise. Ottawa a un charme fou. Les bâtiments historiques côtoient des parcs arborés et fleuris. Avec le moi de mai vient le festival des tulipes, emblème de la ville. Pour la petite anecdote : pendant la seconde guerre mondiale, la famille royale des Pays-Bas a trouvé refuge à Ottawa. A la fin de guerre et après cinq ans d’exil, la famille royale est rentrée et a offert en cadeau à Ottawa des centaines de bulbes de tulipes.

Festival de la tulipe
Festival de la tulipe, Ottawa

Jour 6 : Ottawa-Trois Rivières (Trajet 3h40)
Trois Rivières est une petite ville au bord du Saint-Laurent. Immeubles de briques et fleurissement soigné, nous avons eu la chance de la découvrir sous un grand soleil . Notre hébergement était vraiment confortable et agencé avec goût. N’hésitez pas à vous y rendre si vous êtes de passage à Trois-rivières.

Jour 7 : Trois Rivières-Quebec  (Trajet 1h20)

Hydravion
Hydravion

Après avoir quitté Trois-Rivières, nous prenons la direction de Saint-Estienne Des Grès …. pour aller faire de l’hydravion ! La base se trouve à l’écart de la route. il faut emprunter un chemin de terre au milieu des bois. Le paysage est saisissant et on pense de suite à sa version hivernale. Nous sommes accueillis par un couple de Français installés depuis une quinzaine d’années dans la région. Ancien militaire, notre pilote a développé une activité touristique en amenant des voyageurs à leur hôtel inaccessible par la route. L’hiver il effectue des missions de ravitaillements dans le nord du Quebec. L’engin dans lequel nous sommes montés est le même modèle utilisé dans un des épisodes d’Indiana Jones. Place à cette balade de 30 minutes. Il faut un certain temps de chauffe à cet appareil avant de décoller. Une fois en l’air, on est sereins bien qu’un peu chahutés par les trous d’air. Notre pilote nous offre un amerrissage digne d’un film d’aventures. A pleine vitesse, nous passons sous les arches d’un pont métallique : frissons garantis !

Jour 8 : Quebec

Cocktail au Fairmont Hotel - Château de Frontenac
Cocktail au Fairmont Hotel – Château de Frontenac

Je ne ferai pas de commentaires sur la ville en elle-même qui est sublime avec son centre historique, ses petites rues pavées… Je vous parlerai de l’hôtel le plus célèbre de Quebec – le Château de Frontenac – et plus particulièrement son bar mixologie : le 1608. Perché sur la colline, il domine la ville et offre une vue magnifique sur le Saint-Laurent. Ce bar est également chargé d’histoire. Début juin 1944, Churchill et Roosevelt se sont retrouvés pour boire un verre et affiner les derniers détails du D-day prévu le 6 juin.
Installée au bar (car c’est le meilleur endroit pour engager des conversations), j’ai pu y déguster un cocktail à base de vodka et de cranberry (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération). L’expression « Aussi beau que bon » prend tout son sens 🙂 Alors que nous passons un bon moment, un homme d’un âge certain voyant mon guide du Lonely Planet me pose des questions sur notre origine et notre voyage. Natif de la province d’Alberta,cet homme voyage seul et cela n’a pas l’air d’être une contrainte. Il  faut dire que toutes ces années passées à servir l’administration du gouvernement canadien lui ont permis de poser ses valises aux quatre coins du monde. Nous parlons de l’Australie, de la France et particulièrement de la côte méditerranéenne, de la Toscane…. Peut-être suis-je en train de discuter avec un agent secret ?

Jour 9 : Quebec-Tadoussac (Trajet 3h40)

Sur la route des aventuriers
Sur la route des aventuriers

Sur les traces des aventuriers, nous prenons la route traversant le Parc National de la Jacques Cartier. Une chose particulièrement saisissante à cette période de l’année est l’amplitude thermique. Certes nous bougeons beaucoup mais depuis notre arrivée, la température est passée de 30° à 0°… Durant notre trajet, la neige se met à tomber et on se laisse imaginer à quoi peut ressembler cet endroit en hiver : magique.

Jour 10 : Tadoussac-Matane (Trajet 4h20 dont 1h30 de ferry)

Tadoussac Hôtel
Tadoussac Hôtel

Au cœur du Fjord du Saguenay se trouve Tadoussac, mondialement connue pour être un point d’observation des baleines. A bord d’un zodiac et sous 7 couches de vêtements, nous partons en excursion à la recherche de ces mammifères marins. En mai, la saison débute à peine et la baleine à bosses s’est montrée timide. Nous avons pu être consolés par un ballet de bélugas espiègles. Ces animaux sont adeptes du cache-cache et se plaisent à disparaître et apparaître avant même de pouvoir les prendre en photo.

Ballet de bélugas
Ballet de bélugas

Jour 11 : Matane-Percé

Rocher percé ayant donné son nom à Percé
Rocher percé ayant donné son nom à Percé

Matane est une ville industrielle à porte de la Gaspésie. Initialement, la Gaspésie n’était pas prévue dans notre itinéraire mais cette destination mérite le détour. Percé pourrait être décrite comme un bout du monde. Nous arrivons par une route dominant la baie. Au loin, le fameux rocher percé donnant son nom à la ville. Le jour commence à décliner doucement et nous nous avançons  à la recherche d’un endroit où passer la nuit. La saison touristique n’est pas encore lancée mais nous avons remarqué en descendant vers la mer ce petit motel charmant : le pic de l’aurore. À peine deux voitures stationnées devant le lobby. Nous poussons la lourde porte nous amenant dans un immense chalet de bois dotées de baies vitrées offrant une vue époustouflante sur la baie. Le gérant nous accueille avec gentillesse et nous indique les endroits ouverts pour dîner. Après s’être acquitté de cette obligation, nous revenons dans le lobby. Mon amoureux avait remarqué l’existence d’un bar bien fourni : ce peut être l’occasion de siroter quelque chose tout en regardant les photos prises aujourd’hui. Nous commandons auprès du gérant qui se montre tout de suite très bavard. Tout en dégustant nos boissons, ce dernier nous explique qu’il vit à l’année ici depuis 17 ans. L’hiver venu, il est impossible d’accéder à l’hôtel si ce n’est en raquettes. Il profite alors de la morte saison pour assouvir sa passion : la photographie. Nous discutons de la France et du Canada, des « affaires » politiques en cours, de la Gaspésie et particulièrement de Percé.
Pour la petite anecdote : à la fin du XIXème siècle, ce petit port était connu pour la pêche à la morue. Toute la production mondiale était réalisée là-bas et la morue consommait en Europe provenait de Percé. Percé héberge la plus grande colonie au monde de fous de bassan. Ces  oiseaux vivent paisiblement sur une île de Bonnaventure abandonnée de l’homme depuis 1973.

Ile de Bonnaventure
Ile de Bonnaventure

Jour 12 : Percé-Rimouski  (Trajet 6h)
Journée effectuée pour rejoindre Montréal. Ce trajet n’étant pas prévu sur notre itinéraire de départ nous avons improvisé.

Jour 13 :  Rimouski-Montreal (Trajet 5h30)

Jour 14 : Montreal
Nous voici à Montréal, dernier arrêt avant de retourner en France. Montréal est une de ses villes qui m’a donné l’envie d’y vivre. Je tiens à préciser que l’hiver était déjà bien loin et donc je suis incapable de m’y projeter dans des conditions de froid polaire ! Montréal est très verte, chaleureuse, dotée d’immeubles bas ce qui lui donne une sensation d’ouverture : on ne se sent pas étouffer. Notre arrêt sur place est très court mais nous avons pu nous promener dans le marché Jean Talon et au cœur du quartier du plateau. Ce dernier regorge de boutiques vintage rue Notre Dame ou boulevard Saint-Laurent. Une véritable aubaine pour celle ou celui qui veut se faire plaisir pour pas cher.
Jour 15 : Montreal-Paris

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